26.03.2019

L’initiative biodiversité garantit suffisamment d’espace et d’argent pour protéger notre nature et inscrit une meilleure protection du paysage et du patrimoine bâti dans la Constitution.

Initiative biodiversité - pourquoi?

1. La population suisse est fière de la nature et des paysages de son pays: elle consacre une bonne partie de ses loisirs à s’y ressourcer. Chaque année, la beauté de la Suisse attire les touristes en nombre. Une nature intacte et des paysages libres constituent donc une part importante de notre identité culturelle, une source de bien-être, et font partie du capital économique de la Suisse.

2. En Suisse, la nature va mal: la Suisse présente une grande biodiversité par rapport à sa superficie. Cette richesse s’explique par sa situation géographique au centre de l’Europe ainsi que par la très grande variété des milieux naturels due au climat et à l’altitude. Mais plus d’un tiers de l’ensemble des espèces animales et végétales indigènes sont menacées, et nombre d’espèces autrefois répandues deviennent de plus en plus rares. L’uniformité biologique se répand dans tout le pays.

3. La Suisse est à la traîne: cela fait longtemps que la Suisse n’est plus un modèle en matière de protection de la nature. Elle est le pays de l’OCDE qui compte le plus grand nombre d’espèces menacées, et elle n’a mis que 6,2 % de son territoire sous protection, ce qui la relègue au dernier rang.

4. Il faut plus d’argent pour la nature: la Suisse consacre seulement 705 millions de francs par an pour la protection de la nature et du paysage (0,1 % du produit intérieur brut), alors qu’en 2015, les dépenses pour toutes les routes du canton de Zurich s’élevaient à plus d’un milliard de francs. Comme la protection de la nature est totalement sous-financée depuis des années, l’argent à disposition ne suffit même pas pour l’entretien des marais, qui jouissent pourtant d’une protection ancrée dans la Constitution. Il n’y a pas non plus suffisamment de moyens financiers et de personnel pour une protection efficace des biotopes d’importance nationale, bien que cela ne concerne que 2 modestes pour cent du territoire.

5. Il faut plus d’espace pour la nature: en Suisse, un mètre carré de sol est bétonné chaque seconde. Cela fait 10 terrains de football par jour. Les quelque 33’000 espèces animales, 5’000 espèces végétales et 8’000 espèces de champignons n’auront bientôt plus de place du tout. Est-ce vraiment la Suisse que nous voulons laisser à nos enfants?

6. La nature et le paysage sont sous pression: cela fait des années que la législation en matière de protection de la nature, du paysage et du patrimoine bâti subit une grande pression politique. Les exigences de protection de la nature sont le cadet des soucis du monde politique et ne rencontrent aucun écho au Parlement fédéral. Les acquis de la législation en termes de protection de la nature sont compromis au profit d’intérêts à court terme. 

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