COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paysage sinistré dans le Vallon d’Arbi de la Tsoumaz (VS) suite à des travaux illégaux sur un itinéraire à ski de Téléverbier. 

Le Vallon d’Arbi est composé d’une diversité de milieux alpins très variés abritant une faune riche et nombreuse. Il s’agit d’un des rares vallons intacts du domaine skiable des 4 Vallées entre Nendaz et Verbier qui sert aussi de refuge pour les animaux en tant que district franc cantonal. Le Vallon d’Arbi est inscrit comme zone de protection de la nature et du paysage dans le plan des zones de la commune de Riddes. 

Mi-octobre 2015, des travaux sont conduits sans aucune autorisation dans le vallon d’Arbi à la Tsoumaz (hauts de Riddes). Ceux-ci sont effectués à la pelle rétro et sans aucune  précaution. Le résultat est édifiant : toute la végétation du sol est arrachée, myrtiller, rhododendron, genevrier et vernes sont éliminés. On ne trouve quasiment plus aucune touffe d’herbe; le sol a été entièrement décapé. 

Ces interventions dans le vallon d’Arbi sont choquantes, car elles laissent le sol nu et soumis à l’érosion sur plusieurs milliers de mètres carrés. Un paysage ratissé et détruit en résulte formant une importante balafre sur la pente de la montagne. De nombreuses années seront nécessaires pour que les herbages attendus reprennent leur place ! 

Selon la commune de Riddes, ces travaux seraient conformes à un plan-agro pastoral visant l’augmentation de la surface herbagère de l’alpage de Chassoure.Cette justification ne tient pas ! Le WWF déplore que l’on fasse passer des aménagements de piste sous le couvert d’améliorations d’un alpage alors que toute la végétation a été détruite, y compris l’herbage ! D’ailleurs, sur le terrain, toutes les interventions se concentrent dans le périmètre des itinéraires à ski du domaine skiable de TéléVerbier, alors que le règlement dudit domaine skiable n’y prévoit qu’un balisage des pistes, sans aucune autre intervention. Cerise sur le gateau, si l’auteur de ces travaux malheureux est la Bourgeoisie de Riddes, TéléVerbier en est le financier, en partie du moins, étant tenu par convention d’offrir à cette derniere quelques jours de machines. 

Ces travaux ont été dénoncés à la Commission cantonale des constructions. Par la taille de la surface touchée, la destruction de la couverture végétale et l’atteinte au paysage, ces travaux sont  soumis à autorisation de construire et à rapport d’impact. Dans tous les cas, il est inconcevable d’admettre de telles atteintes pour un «itinéraire à ski ». 

Vu l’impossibilité de remettre en état les lieux, le WWF attend que des mesures de compensation conséquentes soient ordonnées pour réparer les dégâts et que des sanctions soient prises contre les contrevenants. 

Sion, le 16 novembre 2015 

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